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Biographie
Joachim von Ribbentrop

Joachim von Ribbentrop (30 Avril 1893
- 16 Octobre 1946 à Nuremberg, Allemagne) était Ministre des
Affaires Etrangères du
Troisième Reich de 1938 à 1945.
Jeunesse et débuts
Il passe sa jeunesse au Canada
anglophone. Soldat pendant la Première Guerre mondiale, il est
blessé en 1917. Ancien
représentant en vin de Champagne pour Pommery, il rejoint le NSDAP
en 1932 où ses liens avec le milieu politique traditionnel
sont appréciés. Il est alors l'ami de Heinrich Himmler mais leur
relation se détériore avec le temps.
Diplomate
En Juin 1935, il négocie un accord naval
germano-britannique permettant au Reich d'accroître sensiblement sa
flotte. D'abord
ambassadeur à Londres en 1936, il devient Ministre des Affaires
Etrangères d'Adolf Hitler en 1938 à la place de Konstantin von
Neurath. Il sera l'artisan, avec Viatcheslav Molotov, du pacte
germano-soviétique de non-agression qui aboutira notamment en 1939
à la partition de la Pologne entre les deux puissances. Il prépare
aussi le terrain diplomatique de l'annexion des Sudètes et joue un
rôle essentiel dans le rapprochement entre Hitler et Mussolini qui
aboutit au Pacte d'Acier signé le 22 Mai 1939. Il poussa au
déclenchement de la guerre contre l'URSS en 1941.
Perte d'influence
Au fur et à mesure que la guerre se
poursuit, l'influence de Ribbentrop diminue. De plus, la plupart des
personnes qu'il nomme
dans les ambassades sont grossièrement incompétentes. Le Führer le
marginalise, mais le maintient dans son entourage où il est
fréquemment moqué. Il est complètement exclu de la tentative
d'assassinat du 20 Juillet 1944 pourtant menée par sa classe
sociale.
Jugement et exécution
Lors du procès de Nuremberg, il nie toute
responsabilité au sujet des camps de concentration. Cependant, il
aurait poussé, en
Septembre 1942, les diplomates allemands en poste dans les pays
occupés à accélérer les déportations de Juifs. Ribbentrop se
serait plaint auprès des Italiens des lenteurs dans la déportation
des Juifs de la zone d'occupation italienne de la France. Les
diplomates ont joués un rôle important dans l'organisation de la
déportation, négociée, comme en France avec le régime de Vichy
en Juin 1942, lorsque, le représentant allemand auprès du
régime de Vichy exige de Laval la déportation de 50 000 Juifs.
Au cours du procès, c'est le procureur
français Edgar Faure qui mène le contre-interrogatoire : Il lit à
l'accusé un extrait d'une lettre
de l'Ambassade d'Allemagne du 27 Juin 1942, adressée au chef de la
Sicherheitspolizei en France. "Le Hauptsturmführer Dannecker
m'a indiqué qu'il avait besoin au plus tôt de 50 000 Juifs de la
zone libre pour être déportés vers l'Est, et qu'il convenait de
soutenir
l'action de Darquier de Pellepoix, Commisaire Général aux Questions
Juives." Dans sa réponse, Ribbentrop s'embrouille et se laisse
piéger par Edgar Faure. Il commence par nier avoir eu connaissance
de ce travail de ses propres services, avant d'essayer de dire
qu'il a tenté detemporiser. En Avril 1943, Ribbentrop participe
aussi à une conférence entre Adolf Hitler et le Hongrois Horty
durant
laquelle ce dernier est informé que les Juifs devaient être envoyés
en camps de concentration.
Il est condamné à mort lors du procès de
Nuremberg en 1946 pour crimes de guerre et crime contre l'humanité,
et il est le premier des
condamnés à être exécuté par pendaison dans la nuit du 16 Octobre
1946 à 01h01. Ses dernières parole sur l'échafaud :
"Que Dieu protège l'Allemagne ! Sur le point de mourir, j'exprime
l'espoir qu'elle puisse conserver son unité, et que l'Ouest et l'Est
arriveront à s'entendre sur ce point." |