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Biographie
Martin Bormann

Martin Bormann est né le 17 juin 1900 à
Halberstadt, dans le Mecklembourg, au sein d'une famille modeste.
Il est brièvement engagé dans l'artillerie durant la première guerre
mondiale, avant de rejoindre des mouvements d'extrême droite après
la
guerre. Il devient membre du NSDAP en 1925.
Entre 1928 et 1930, il est membre des SA. Gravissant les échelons du
parti, Martin Bormann est élu au Reichstag en 1933. De juillet 1933
jusqu'en 1941, il occupe la fonction de Chef du cabinet de Rudolf
Hess. Après l'arrestation de celui-ci par les Anglais, Martin
Bormann est
désigné Chef de la Chancellerie du Parti, en mai 1941. En avril 1943
il devient le secrétaire de Adolf Hitler.
Homme de l'ombre et plus proche collaborateur du Führer, Martin
Bormann exerce un énorme pouvoir, qui fait de lui le n° 2 du régime
finissant.
Au procès de Nüremberg il sera reproché à Martin Bormann d'avoir
utilisé ses différentes fonctions, son influence personnelle et ses
contacts
étroits avec le Führer pour favoriser l'accession au pouvoir des
"conspirateurs nazis" et la consolidation de leur pouvoir en
Allemagne, au sens
du chef d'accusation n° 1. Bormann aurait par ailleurs participé aux
préparations de guerre au sens du chef
d'accusation n° 1. Il aurait,
selon les accusations formulées lors du procès, autorisé, dirigé et
pris part à des actes constitutifs de crimes
de guerre, selon le
chef d'inculpation n° 3,
et à des crimes contre l'humanité au sens du chef d'inculpation n°
4, notamment un nombre
importants de "crimes contre des personnes et
des
biens".
Martin Bormann a toujours été un avocat impitoyable des mesures
draconiennes contre les Juifs, les peuples des territoires conquis à
l'Est
et les prisonniers de guerre. Il a pris part aux discussions visant
à l'expulsion de 60 000 Juifs de Vienne vers la Pologne, en
coopération avec
la SS et la Gestapo. C'est lui qui a signé le décret du 31 mai 1941
étendant les lois de Nüremberg aux territoires de
l'Est annexés. Il
signe, le
1er juillet 1943, un décret qui accorde à Adolf Eichmann un pouvoir
absolu sur les Juifs, qui relèvent dorénavant
de la juridiction
exclusive de la Gestapo, la police secrète, et non plus des
tribunaux ordinaires.
Bormann a joué un rôle important dans la mise en oeuvre du programme
de travail forcé ou des ordres relatifs aux prisonniers de guerre.
On l'accusera d'avoir, le 29 janvier 1943, transmis des instructions
permettant l'utilisation d'armes à feu et des punitions corporelles
contre
les prisonniers de guerre récalcitrants (ce qui prouve qu'au
moins jusqu'en 1943 les prisonniers de guerre n'ont subis aucun
mauvais
traitement).
On lui reprochera également d'avoir signé le 30 septembre 1944 un
décret retirant de la juridiction militaire les prisonniers de
guerre qui relèvent
dès lors de la compétence de Heinrich Himmler et des SS.
Martin Bormann a quitté le bunker du Führer le 30 avril 1945. Son
sort n'est pas clairement établi. Selon des témoins, il aurait été
tué en
essayant
de franchir les lignes soviétiques. Pour d'autres, il se serait
suicidé.
Lors du procès de Nüremberg il sera condamné à mort
par contumace. |