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Combien de morts à Auschwitz ?
Par Robert Faurisson

9 000 000
de personnes, selon le film documentaire Nuit et Brouillard
(1955), dont les conseillers historiques étaient l'historien Henri
Michel
et l'historienne Olga Wormser (1)
8 000 000
de personnes, selon l'Office français de recherches des crimes de
guerre et le Service français d'information des crimes de guerre
(1945) (2)
7 000 000
de personnes, selon Raphaël Feigelson (1945) (3)
6 000 000
de juifs, selon Tibère Kremer, préfacier de Miklos Nyiszli (1951)
(4)
5 000 000
à 5 500 000 personnes, selon Bernard Czardybon (1945 ?), selon des
aveux attribués à des SS et selon le journal Le Monde (1978),
qui ajoutait : "dont 90 % de juifs" (5)
4 500 000
de personnes selon Henryk Mandelbaum (1945) (6)
4 000 000
de personnes, selon un document soviétique auquel le tribunal de
Nuremberg a donné valeur de "preuve authentique". Ce chiffre a été
inscrit
dix-neuf fois, avec un commentaire en autant de langues différentes,
sur le monument d'Auschwitz-Birkenau. Il a été repris par un nombre
considérable de personnes, dont l'historien polonais Franciszek
Piper. Il sera déclaré faux en 1990 et remplacé, sur le monument, en
1995, par
le chiffre de 1 500 000 avec l'accord du même F. Piper pour lequel
ce chiffre est un maximum tandis que le chiffre minimum est de 1 100
000.
Selon Miriam Novitch (1967), sur les 4 000 000 de morts, 2 700 000
étaient juifs. Selon le rabbin Moshe Weiss (1991), plus de 4 000 000
de personnes sont mortes à Auschwitz dont 3 000 000 de juifs (7)
3 500 000
personnes, selon l'avocat d'un accusé allemand au procès de
Nuremberg (1946) et selon le Dictionnaire de la langue française
publié par
Hachette (1991). Selon Claude Lanzmann (1980), il y a eu 3 500 000
gazés dont 95 % de juifs ainsi que beaucoup d'autres morts (8)
3 000 000
de personnes jusqu'au 1er décembre 1943, selon un aveu extorqué à
Rudolf Höss (1946), ex-commandant d'Auschwitz (9)
3 000 000
de juifs gazés, selon David Susskind (1986) et selon Heritage, le
plus important hebdomadaire juif californien (1993) (10)
2 500 000
personnes, selon Rudolf Vrba pour le procès Eichmann (1961) (11)
2 000 000
(?) à 4 000 000 (?) selon l'historien Yehuda Bauer (1982) (12)
2 000 000
à 3 000 000 de juifs tués ainsi que des milliers de non juifs, selon
un aveu attribué à un responsable SS, Pery Broad (13)
2 000 000
à 2 500 000 personnes tuées, selon un aveu attribué à un médecin SS,
Dr. Friedrich Entress (1945 ?) (14)
2 000 000
de personnes, selon l'historien Léon Poliakov (1951) ; 2 000 000 de
juifs gazés, selon l'historien Georges Wellers (1973) et selon
l'historienne
Lucy Dawidowicz (1975) (15)
1 600 000
personnes, selon l'historien Yehuda Bauer (1989), dont 1 352 980
juifs (16) (ce dernier chiffre est de Georges Wellers, 1983)
1 500 000
de personnes. Ce chiffre, choisi par Lech Walesa, a remplacé, en
1995, sur le monument de Birkenau, celui de 4 000 000 qui avait été
retiré
en 1990 (17)
1 471 595
personnes, dont 1 352 980 juifs, selon l'historien Georges Wellers
(1983) (18)
1 250 000
personnes environ, dont 1 000 000 de juifs tués et plus de 250 000
non juifs morts, selon l'historien Raul Hilberg (1985) (19)
1 100 000
à 1 500 000 personnes, selon les historiens Yisrael Gutman, Michael
Berenbaum et Franciszek Piper (1994) (20)
1 000 000
de personnes, selon Jean-Claude Pressac (1989) et selon le
Dictionnaire des noms propres publié par Hachette (1992) (21)
800 000 à 900 000
personnes, selon l'historien Gerald Reitlinger (1953) (22)
775 000 à 800 000
personnes, selon Jean-Claude Pressac (1993) dont 630 000 juifs gazés
(23)
630 000 à 710 000
personnes, selon Jean-Claude Pressac (1994) dont de 470 000 à 550
000 juifs gazés (24)
A ma connaissance,
cette dernière estimation (de 630 000 à 710 000 personnes) est la
plus basse qu'aient jamais fournie ceux qui croient à
l'extermination physique des juifs. On dit parfois qu'en 1946/1947
les autorités judiciaires polonaises ont admis le chiffre de 300 000
morts.
C'est une erreur. Ces autorités ont estimé le total des morts à 300
000 personnes enregistrées à leur arrivée, mais à ce chiffre elles
ont ajouté
celui de 3 000 000 à 4 000 000 de personnes non enregistrées (25).
Pendant plus de quarante ans, les autorités
soviétiques, polonaises et de la République fédérale d'Allemagne se
sont montrées très discrètes
sur l'existence de registres mortuaires (Sterbebücher) qui avaient
été tenus pendant la guerre par les autorités du camp d'Auschwitz.
Sous la pression des révisionnistes (Robert Faurisson et Ernst
Zündel), notamment aux deux procès Zündel (Toronto, 1985 et 1988),
ces autorités ont fini
par faire des révélations sur ces registres à partir de 1989. Elles
affirment n'avoir retrouvé de registres que pour la période du 29
juillet 1941 au
31 décembre 1943, non sans quelques lacunes. Comme le camp a été
ouvert le 20 mai 1940 et que les Allemands l'ont évacué vers le 18
janvier 1945, cette période représente un peu plus de la moitié de
la durée d'existence du camp sous leur autorité. Les registres
retrouvés sont, paraît-il,
au nombre de 51 et relèveraient 68 864 décès (et non pas 74 000
comme il a été dit par certains journalistes) (26).
Les tenants de la version officielle de
l'"Holocauste" ont éprouvé quelque gêne devant la nécessité, imposée
par les révisionnistes, de réviser à
la baisse, dans de pareilles proportions, le nombre des morts
d'Auschwitz. Comment expliquer qu'au procès de Nüremberg (1945-1946)
une
telle imposture ait été considérée d'emblée comme ayant valeur de
"preuve authentique" grâce à l'article 21 du statut de ce tribunal ?
Comment expliquer que, pendant des dizaines d'années, on ait laissé
ce chiffre mensonger de 4 000 000, dix-neuf fois répété, sur le
monument d'Auschwitz-Birkenau ? Comment expliquer que, lors de
cérémonies officielles, on ait demandé à tant de grands de ce monde,
y compris le
pape Jean-Paul II, de venir s'incliner devant une telle invention de
charlatans ? Comment expliquer qu'en 1990 la France se soit dotée
d'un article
de loi antirévisionniste interdisant de contester les "crimes contre
l'humanité" tels que décrits et évalués par le tribunal de Nuremberg
? Et puis, comment préserver de toute révision le chiffre de 5 100
000 (R. Hilberg) à 6 000 000 de juifs morts pendant toute la guerre,
s'il faut à ce point
réviser le chiffre des morts d'Auschwitz ?
Aujourd'hui, des juifs expliquent que les
Polonais, et eux seuls, auraient inventé le mensonge des 4 000 000
d'Auschwitz. Animés à la fois par l'antisémitisme et par la fierté
nationaliste, les Polonais auraient ajouté à près de 1 500 000 morts
juives environ 2 500 000 morts polonaises ou autres ! (27)
Cette explication n'est qu'un artifice. La
vérité est que, dès la fin de la guerre, non seulement les juifs
communistes mais aussi les autorités
judiciaires de Pologne avaient répété que la majorité des morts
d'Auschwitz était juive. A Cracovie, en 1946-1947, à propos du cas
de Rudolf
Höss, aussi bien le juge d'instruction que l'accusation avaient
conclu qu'en plus de quelques centaines de milliers de morts
"enregistrées" il y
avait eu à Auschwitz soit 4 000 000, soit au moins 2 500 000 morts,
"la plupart juives" (28). Durant l'hiver 1963-1964, un monument
spécifique
fut construit en mémoire des "millions de juifs, martyrs et
combattants" exterminés dans ce camp ; l'inscription était en
polonais, en yiddish et
en hébreu (29).
Ajoutons enfin que, pour les historiens de
l'"Holocauste", la plupart des juifs d'Auschwitz auraient été TUES
au moyen d'un insecticide :
Le Zyklon B.
Pour Arthur R. Butz et pour d'autres révisionnistes, le nombre total
des morts d'Auschwitz a dû s'élever à quelque 150 000, dont environ
100 000
juifs (30). Pour eux, la plupart des juifs n'ont pas été TUES mais
sont MORTS, surtout à cause des épidémies de typhus. Les
révisionnistes font observer que, si les Allemands avaient disposé
de plus grandes quantités de l'insecticide Zyklon B précisément pour
combattre ces épidémies,
il serait mort moins de personnes à Auschwitz non seulement parmi
les juifs, les Polonais, les Russes et d'autres détenus mais aussi
parmi les médecins, les fonctionnaires et les gardiens allemands.
RESUME ET CONCLUSION
Selon les historiens officiels (ceux que
protègent les lois de la République française et le pouvoir
médiatique), ce nombre varie de 9 000 000
(c'est le chiffre de Nuit et Brouillard, film imposé depuis 1955 à
tous les lycéens de France) à un nombre compris entre 630 000 à 710
000
(c'est le chiffre d'un auteur récemment publié par le Centre
national de la recherche scientifique française) ; Selon ces
historiens, ces personnes auraient été, pour la plupart, victimes
d'une politique d'extermination physique. Mais, selon les auteurs
révisionnistes, le nombre des morts serait
de 150 000, pour la plupart victimes d'épidémies diverses et, en
particulier, du typhus.
Sous l'influence des auteurs révisionnistes,
les historiens officiels ont sont venus à pratiquer de si
importantes révisions à la baisse qu'on ne comprend pas de quel
droit on pourrait continuer en France d'imposer, par la force de la
loi, tel ou tel chiffre. A elles seules, les deux inscriptions
officielles portées successivement sur le monument d'Auschwitz-Birkenau,
d'abord jusqu'en 1990, puis à partir de 1995, prennent aujourd'hui,
sans qu'on l'ait voulu, valeur d'avertissement : Elles rappellent
que, ni en histoire ni ailleurs, il ne devrait exister de vérité
officielle.
______________________________
Inscription sur le monument d'Auschwitz-Birkenau jusqu'au 3 avril
1990 :
"ICI, DE 1940 A 1945, 4 MILLIONS D'HOMMES, DE FEMMES ET D'ENFANTS
ONT ÉTÉ TORTURÉS ET ASSASSINÉS PAR LES
GÉNOCIDES HITLÉRIENS." *
Inscription sur le même monument à partir de 1995 :
"QUE CE LIEU OU LES NAZIS ONT ASSASSINÉ UN MILLION ET DEMI D'HOMMES,
DE FEMMES ET D'ENFANTS, EN MAJORITÉ DES
JUIFS DE DIVERS PAYS D'EUROPE, SOIT A JAMAIS POUR L'HUMANITÉ UN CRI
DE DÉSESPOIR ET D'AVERTISSEMENT."
______________________________
N.B. : Cette étude ne constitue qu'une esquisse des réponses données
ou imposées à la question : "Combien de morts à Auschwitz ?".
Il serait facile de fournir des milliers d'autres références. La
difficulté du travail tient, en revanche, à ce que, selon les cas,
les évaluations peuvent porter sur des catégories de morts très
différentes : Dans tel cas, on évalue le nombre des "tués", des
"gazés", des "juifs" et, dans tel autre cas,
on parle de "morts", de "victimes" et on ne distingue pas les
"juifs" des "non juifs". Quelquefois aussi les évaluations ne
portent que sur une
période limitée. Pour ma part, j'ai évité toute extrapolation
numérique à partir d'un chiffre donné pour une courte période de la
vie du camp d'Auschwitz.
______________________________
NOTES
Chez les historiens qui soutiennent la thèse
selon laquelle Auschwitz aurait été un camp d'extermination, les
principales études portant sur le
nombre des morts dans ce camp sont, respectivement, celles du
Français Georges Wellers publiées en 1983 et 1990 et celles du
Polonais Franciszek Piper publiées en 1991, 1992 et 1994 :
G. Wellers, "Essai de détermination du nombre des morts au camp
d'Auschwitz", Le Monde juif, octobre-décembre 1983, p. 127-159 ;
G. Wellers, "A propos du nombre de morts au camp d'Auschwitz", Le
Monde juif, octobre- décembre 1990, p. 187-195 ;
F. Piper, "Estimating the Number of Deportees to and Victims of the
Auschwitz-Birkenau Camp", Jerusalem, Yad Vashem Studies, XXI (1991),
p. 49-103.
Cette dernière étude, corrigée et augmentée, a été publiée sous la
forme d'une brochure en langue anglaise imprimée en Pologne :
F. Piper, Auschwitz / How Many Perished / Jews, Poles, Gypsies..., [completed
reprint], Printed in Poland by Poligrafia ITS, 30-306, Krakow,
1992, 68 p.
On peut aussi consulter :
F. Piper "The Number of Victims" in Yisrael
Gutman and Michael Berenbaum, Anatomy of the Auschwitz Death Camp,
published in association
with the United States Holocaust Memorial Museum, Bloomington and
Indianapolis, Indiana University Press, 1994, p. 61-80.
De ces cinq études, les plus intéressantes
sont, pour G. Wellers, celle de 1983 et, pour F. Piper, celle de
1992, soit, en abrégé ci-dessous :
"G. Wellers, op. cit., 1983" et "F. Piper, op. cit., 1992". Les deux
auteurs procèdent au rappel ... douloureux pour eux ... des
"erreurs" commises
dans le passé quant au nombre des morts d'Auschwitz. A ce propos, je
recommande la lecture de G. Wellers, op. cit., 1983, p. 138-139, et
celle
de F. Piper, op. cit., 1992, p. 5-16. Rien ne montre mieux que ces
pages à quel point, sur ce sujet pourtant si grave du nombre des
morts, on s'est laissé aller aux pires fantaisies.
______________________________
1. Nuit et Brouillard (1955), film en noir et blanc de 32 minutes
inlassablement diffusé depuis quarante ans dans tous les lycées et
collèges de
France ainsi qu'à la télévision française. Réalisateur : Alain
Resnais. Conseillers historiques : Henri Michel (président du Comité
d'histoire de la deuxième guerre mondiale) et Olga Wormser [plus
tard : Wormser-Migot] (tous deux avaient publié : Tragédie de la
déportation (1940-1945) / Témoignages de survivants des camps de
concentration allemands, Hachette, 1954, 512 p., ouvrage couronné en
1955 par l'Académie
française). Texte : Jean Cayrol. Prix Jean Vigo 1956. Dans ce film,
il est dit que "rien ne distinguait la chambre à gaz [singulier]
d'un block
ordinaire". On y montre le plafond de béton de la "chambre à gaz",
"labouré par les ongles", et l'on ajoute à ce propos : "même le
béton se
déchirait". On y affirme qu'avec les corps "on veut fabriquer du
savon". "Quant à la peau des corps", l'image nous montre que les
Allemands
la tannaient. Ces histoires de béton griffé, de savon humain et de
peau tannée par les Allemands sont de l'ordre du mythe. La caméra
s'attardant
sur le paysage de Birkenau, le commentateur dit : "Neuf millions de
morts hantent ce paysage". Cette phrase est prononcée vers la fin du
film.
2. Jacques Billiet, directeur du Service d'information des crimes de
guerre, Documents pour servir à l'histoire de la guerre / Camps de
concentration, Office français d'édition, 1945, p. 7 (J. Billiet
lui-même) ainsi que p. 196 (Série de rapports de l'Office de
recherches des crimes
de guerre ; Ces mêmes rapports évaluent à 26 000 000 le nombre de
prisonniers de guerre ainsi que des détenus politiques morts dans
tous les camps d'Allemagne et des territoires occupés, p. 197). Cet
ouvrage a été rédigé par Eugène Aroneanu.
3. Ibidem, p. 196.
4. "6 000 000 d'innocents sont passés par les cheminées des fours
d'Auschwitz parce qu'un de leurs ascendants proches ou éloignés
était de
religion israélite", écrit Tibère Kremer dans sa préface à un texte
attribué au Dr. Miklos Nyiszli, "SS Obersturmführer Docteur Mengele"
/ Journal
d'un médecin déporté au crématorium d'Auschwitz", Les Temps
modernes, mars 1951, p. 1655.
5. Bernard Czardybon au procès R. Höss de Cracovie, selon F. Piper,
op. cit., 1992, p. 7-8. Pour les aveux attribués à des SS, ibidem,
p. 8.
"Auschwitz, où périrent plus de cinq millions d'hommes, de femmes et
d'enfants, dont 90 % de juifs" dans "Manifestation du souvenir à
Paris
devant le mémorial du martyr juif inconnu" (Le Monde, 20 avril
1978).
6. Henryk Mandelbaum au procès R. Höss de Cracovie, selon F. Piper,
op. cit., 1992, p. 7.
7. De 1945 à 1990, c'est ce chiffre de 4 000 000 qui aura force de
loi. Il émane d'un document soviétique en date du 6 mai 1945. Le
document
a eu, pour le Tribunal de Nüremberg, valeur de "preuve authentique"
grâce au stupéfiant article 21 du statut de ce tribunal. Il figure
aux pages
241-261 du 39e tome des débats et documents officiels du Procès des
grands criminels de guerre devant le tribunal militaire
international,
Nüremberg, 14 novembre 1945-1er octobre 1946, édité, pour la version
française, à Nüremberg, Allemagne, de 1947 à 1949 ; Soit TMI, XXXIX,
p. 241-261. L'original russe a été traduit en allemand et c'est
cette traduction en allemand qui a été reproduite dans l'édition
française.
Le résumé, en français, placé en tête du document, porte notamment :
"Plus de 4 000 000 d'êtres humains emmenés des pays occupés par
l'Allemagne furent tués dans le camp [d'extermination d'Auschwitz],
la plupart gazés dès leur arrivée" (p. 241). En fait, le document
lui-même porte,
en allemand : "pas moins de 4 000 000" (p. 261). Pour le nombre
considérable de personnes qui ont repris à leur compte ce chiffre de
4 000 000
ou d'environ 4 000 000, on pourra, pour commencer, se reporter aux
noms des anciens détenus Shlomo Dragon, Henry Tauber, Erwin Olszowka,
du juge d'instruction Jan Sehn, du procureur Pechalski, du
professeur-ingénieur Roman Dawidowski, des juges du Tribunal
national suprême de Pologne, de procureurs de tribunaux militaires
américains, de toutes sortes d'auteurs ou historiens et de
responsables du Musée d'Etat
d'Auschwitz tels que Kazimierz Smolen, Danuta Czech et Franciszek
Piper (selon F. Piper, op. cit., 1992, p. 7-8, 12- 14). "Sur les 4
000 000 de victimes d'Auschwitz, 2 700 000 étaient des juifs et 1
300 000 des non juifs" (Miriam Novitch, La Vérité sur Treblinka,
Israël, Beth Lohamei, 1967,
p. 39). "More than 4 000 000 people perished [in Auschwitz] ; almost
3 000 000 of them were Jews" (Rabbi Dr. Moshe Weiss, Former Vice
President Mizrachi-Hapoel Hamizrachi, "Yom HaShoah- Holocaust
Remembrance", The Jewish Press, April 5, 1991).
8. Bon gré, mal gré, les avocats des accusés du procès de Nüremberg
ont souvent fait cause commune avec l'accusation. C'est ainsi, par
exemple, que Dr. Gustav Steinbauer, avocat d'Arthur Seyss-Inquart, a
déclaré le 19 juillet 1946 devant le tribunal : "Auschwitz a
englouti, à lui
seul, 3 500 000 êtres humains, hommes, femmes et enfants" (TMI, XIX,
p. 55). "Auschwitz : [...] un grand camp d'extermination où périrent
environ
3 500 000 juifs et Polonais entre 1940 et 1945" (Dictionnaire de la
langue française, Hachette, 1991, 1430 p.). L'année suivante, la
maison
d'édition Hachette réduira ce chiffre à 1 000 000 (voy. note 21).
"Il n'est pas possible de donner au millier près le nombre exact de
ceux qui
périrent dans les chambres à gaz de Birkenau (les estimations les
plus sérieuses tournent autour de 3 500 000), mais par extermination
il faut entendre essentiellement celle du peuple juif.
Quatre-vingt-quinze pour cent des gazés de Birkenau étaient des
juifs [...]. Beaucoup [d'autres
détenus] encore ont perdu la vie [...]" (Préface de Claude Lanzmann
à Filip Müller, Trois ans dans une chambre à gaz d'Auschwitz,
Pygmalion/Gérard Watelet, 1980, p. 12).
9. Le 5 avril 1946, Rudolf Höss, le premier des trois commandants
successifs d'Auschwitz, signe dans sa prison de Nüremberg, pour le
lieutenant-colonel américain Smith W. Brochart, Jr., une déclaration
sous serment en anglais où il déclare : "I commanded Auschwitz until
1 December 1943, and estimate that at least 2,500,000 victims were
executed and exterminated there by gassing and burning, and at least
another half million succumbed to starvation and disease, making a
total dead of about 3,000,000" (doc. PS-3868). Dix jours plus tard,
le
procureur adjoint américain (associate trial counsel), le colonel
John Harlan Amen, lui lira devant le tribunal des extraits du
document PS-3868,
dont l'extrait ci-dessus, et lui demandera : "Tout cela est-il vrai,
témoin ?" R. Höss répondra : "Ja, es stimmt" (Oui, c'est exact) (TMI,
XI, p. 426 ;
IMG, XI, p. 458)). R. Höss avait été torturé. Il a fallu attendre
1983 pour obtenir, de la bouche même de l'un de ses tortionnaires
(des juifs
appartenant à la Sécurité militaire britannique), les circonstances
et le détail des tortures (Rupert Butler, Legions of Death, London,
Arrow Books, 1983, page des "Acknowledgements" et p. 234-238). Sur
ce point et sur les manipulations et tricheries dont les textes
attribués à R. Höss ont été l'objet de la part du ministère public
américain ainsi que sur des révélations connexes, voy. R. Faurisson,
"Comment les Britanniques ont obtenu
les aveux de Rudolf Höss, commandant d'Auschwitz", Annales
d'histoire révisionniste, printemps 1987, p. 137-152 ou "How the
British Obtained
the Confessions of Rudolf Höss", The Journal of Historical Review,
Winter 1986-1987, p. 389-403. Jusqu'à ces dernières années, R. Höss
était
tenu par la majorité des historiens de l'"Holocauste" pour le témoin
n° 1 des crimes d'Auschwitz (gazages homicides et nombre des
victimes).
En 1993, l'un de ces historiens, le professeur américain Christopher
Browning, prié par un journaliste britannique juif de donner son
opinion sur l'article de R. Faurisson, a fini par répondre : "Höss
was always a very weak and confused witness". Le même professeur
n'hésitait pas à
conclure : "The revisionists use him all the time for this reason,
in order to try and discredit the memory of Auschwitz as a whole"
(Christopher Hitchens, "Whose History is it ?", Vanity Fair,
décembre 1993, p. 117). R. Höss a donné bien d'autres estimations
que celle de 3 000 000 de
morts jusqu'au 1er décembre 1943.
10. "Lorsque vous citez le chiffre de 1 500 000 juifs, là encore
vous falsifiez les chiffres. Ce sont 3 000 000 de juifs qui furent
exterminés à
Auschwitz-Birkenau" (David Susskind, président du Centre
communautaire laïc juif de Bruxelles, lettre publiée dans Le Nouvel
Observateur, 30
mai 1986, p. 29). Dans un éditorial consacré à l'affaire des
Carmélites d'Auschwitz, Heritage, the Californian largest Jewish
weekly, affirme :
"[...] huge quantities of poisonous Zyklon B pellets [...] ended the
lives of some Three Million Jews at Auschwitz" (7 juin 1993).
L'affirmation prouve l'indifférence des rédacteurs de cet
hebdomadaire au fait que, depuis trois ans déjà, la presse mondiale,
dans son ensemble, avait révélé qu'un
tel chiffre constituait une énorme exagération.
11. "Consequently, on the basis of my calculations the final death
roll in Concentration Camp Auschwitz was 2,500,000" : C'est ce que
déclare
sous serment Rudolf Vrba le 16 juillet 1961 à l'ambassade d'Israël à
Londres pour le procès Eichmann à Jérusalem. R. Vrba a l'aplomb
d'ajouter
que ce chiffre rejoint celui donné par R. Höss au procès de
Nüremberg, alors que ce dernier avait estimé le nombre des morts à 3
000 000
jusqu'au 1er décembre 1943, sans fournir d'évaluation pour les
quatorze mois suivants. R. Vrba ajoute : "Thus my estimations of the
death roll in Auschwitz, and the estimations of the death roll made
by Rudolf Höss, though made independently of each other and using
different methods,
were nevertheless in good agreement" (Rudolf Vrba and Alan Bestic, I
Cannot Forgive, New York, Bantam, 1964, p. 269- 272).
12. Il est probable que, pour l'historien Yehuda Bauer, le total des
morts d'Auschwitz est de 2 000 000 à 4 000 000 vu qu'il écrit, en
1982, à
propos des seuls gazés : "Between April 1942 and November 1944, in
addition to the Soviet POWs, the gas extinguished the lives of
probably up
to 2,000 gypsies (in 1944), a few hundred more Soviet POWs, and
between 1,500,000 and 3,500,000 Jews" (A History of the Holocaust,
New
York, Franklin Watts, 1982, p. 215). En 1989, soit sept ans plus
tard, Y. Bauer estimera le total des morts (gazés ou non gazés) à 1
600 000 dont
1 352 980 juifs (voy. note 16).
13. Le sergent SS Pery Broad, membre de la Section politique (dite
"Gestapo") du camp, est censé avoir écrit : "2 000 000 à 3 000 000
de juifs
furent mis à mort [à Auschwitz] ! Outre des milliers de Polonais,
Russes, Tchèques, Yougoslaves, etc." ("Erinnerungen von Broad", KL
Auschwitz
in den Augen der SS, Verlag des Staatlichen Auschwitz-Museums, 1973,
p. 141).
14. "An SS physician, Friedrich Entress, who
served as the camp doctor in 1942-1943, stated that, in his view,
2,000,000 to 2,500,000 people
were killed in Auschwitz" (F. Piper, op. cit., 1992, p. 8).
15. "Par prudence, nous allons donc nous arrêter au chiffre de 2 000
000 [de morts à Auschwitz]" (Léon Poliakov, Bréviaire de la haine
[en
anglais Harvest of Hate], Calmann-Lévy, 1974 [1951], p. 496). "[...]
on ne saura jamais le nombre exact des juifs assassinés dans les
chambres
à gaz à la descente des trains. L'estimation prudente est de l'ordre
de 2 000 000..." (Georges Wellers, L'Etoile jaune à l'heure de Vichy
/ De
Drancy à Auschwitz, Fayard, 1973, p. 290) ; Cette estimation ne
concernant que le nombre (1) des juifs, (2) gazés, (3) à leur
arrivée, il est
probable que pour l'auteur le nombre total des personnes mortes à
tout moment et pour toute raison est bien supérieur au chiffre de 2
000 000 ;
dix ans plus tard, ce nombre total sera évalué par le même auteur à
moins de 1 500 000 personnes (voy. note 18). Pour Lucy Dawidowicz,
le
chiffre de 2 000 000 semble être celui des juifs gazés (The War
against the Jews / 1933-1945, New York, Holt, 1975, p. 148-149).
16. "There were never four million victims in Auschwitz [...]. The
total number of people who died there [...] was in the neighbourhood
of 1,600,000
[...]. The figure for Jews murdered by gassing is 1,323,000, with
29,980 dying in the camp" (Yehuda Bauer, "Auschwitz and the Poles /
Fighting
the distortions", The Jerusalem Post, 22 septembre 1989, p. 6).
L'auteur dit qu'il fait ici état des estimations de G. Wellers en
1983 mais il a
transformé le total de 1 471 595 (chiffre de G. Wellers) en... 1 600
000 ! Pour sa propre estimation en 1982, voy. note 12.
17. Jusqu'au 3 avril 1990, les plaques
commémoratives d'Auschwitz-Birkenau portaient : "Ici, de 1940 à
1945, 4 millions d'hommes, de femmes
et d'enfants ont été torturés et assassinés par les génocides
hitlériens". Le nouveau texte, mis au point après des années de
tergiversations, est
le suivant : "Que ce lieu où les nazis ont assassiné 1 500 000
hommes, femmes et enfants, en majorité des juifs de divers pays
d'Europe, soit à
jamais pour l'humanité un cri de désespoir et un avertissement" (Luc
Rosenzweig, "Auschwitz, la Pologne et le génocide", Le Monde, 27
janvier 1995, p. 1).
18. G. Wellers, op. cit., 1983. A comparer avec l'évaluation du même
auteur en 1973 (voy. note 15).
19. "Auschwitz [...] Number [of Jews] Killed : 1,000,000 [...]. The
number of non-Jews who died in Auschwitz may be estimated on the
basis of registrations and transfers at more than 250,000. Most were
Poles" (Raul Hilberg, The Destruction of the European Jews, New
York, Holmes
and Meier, 1985, p. 895). Pour R. Hilberg, il semble que les juifs
soient toujours "tués" tandis que les non juifs sont simplement
"morts".
20. "At least 1,500,000 people were murdered at Auschwitz-Birkenau"
(p. 11). "At least 1,100,000 persons were killed or died in the
camp. But if
this number is regarded as a minimum estimate, what figure can we
accept as a hypothetical ceiling ? [...] about 1,350,000 [Jews],
with the total number of Auschwitz victims reaching about 1,500,000"
(p. 71-72). La phrase de la page 11 figure sur une carte insérée
dans un chapitre signé
de Yisrael Gutman, "Auschwitz ... An Overview". Les phrases des
pages 71-72 figurent dans un chapitre signé de Franciszek Piper, "The
Number
of Victims" (Yisrael Gutman and Michael Berenbaum, Anatomy of the
Auschwitz Death Camp, op. cit., 1994). Auparavant, pour F. Piper, le
chiffre
des morts d'Auschwitz était de 4 000 000 (voy. note 7).
21. "The figure of 4,000,000 victims is now recognized as "emotional"
and should really [be] more in the order of 1,000,000" (Jean-Claude
Pressac, Auschwitz : Technique and Operation of the Gas Chambers,
New York, Beate Klarsfeld Foundation, 1989, p. 264). "Auschwitz
[...] où périrent
environ 1 000 000 de juifs et de Polonais entre 1940 et 1945" (Le
Dictionnaire des noms propres, Hachette, 1992). Pour l'évaluation de
J.-C. Pressac en 1993, voy. note 23 et, pour son évaluation en 1994,
voy. note 24. Pour l'évaluation d'un dictionnaire édité par Hachette
en 1991,
voy. note 8.
22. "The stark and inescapable fact that 800,000 to 900,000 human
beings perished in Auschwitz, its gas chambers and its camps"
(Gerald
Reitlinger, The Final Solution, London, Sphere Books, 1971 [1953],
p. 500).
23. "Total des morts : 775 000 [mais ce chiffre] peut comporter des
lacunes. C'est pourquoi est à retenir actuellement le chiffre global
de 800 000 victimes" (Jean-Claude Pressac, Les Crématoires
d'Auschwitz / La Machinerie du meurtre de masse, éditions du CNRS
[Centre national de la recherche scientifique], 1993, p. 148). Pour
l'évaluation de J.-C. Pressac en 1989, voy. note 21 et, pour son
évaluation en 1994, voy. note 24.
24. "Total des morts : 631 000 - 711 000 ; [...] on évalue le nombre
des victimes à 630 000 à 710 000 >> (traduction en allemand du
précédent
ouvrage : Die Krematorien von Auschwitz / Die Technik des
Massenmordes, Munich, Piper, 1994, p. 202). Pour l'évaluation de
J.-C. Pressac en 1989, voy. note 21 et, pour son évaluation en 1993,
voy. note 23.
25. Voy. F. Piper, op. cit., 1992, p. 12-13 ; les références au
procès Höss sont fournies par l'auteur.
26. Thomas Grotum, Jan Parcer, "Computer-aided Analysis of the Death
Book Entries", Sterbe-bücher von Auschwitz / Death Books from
Auschwitz / Ksiegi zgonow z Auschwitz, heraus-gegeben vom
Staatlichen Museum Auschwitz-Birkenau, 3 Bände, München, Saur Verlag,
1995, I,
p. 203-231.
27. En 1983, G. Wellers n'imputait ni aux Polonais, ni aux Russes,
ni aux communistes ce mensonge ou cette erreur aux dimensions
spectaculaires. Il écrivait : "Depuis quelques années, ayant compris
les difficultés de ce problème, et ayant retrouvé la lucidité du
jugement, on
évite d'avancer des chiffres, mais on sait que 4 000 000 de morts à
Auschwitz est un chiffre exagéré, dû au traumatisme, au choc
naturel,
inévitable qui dominait le psychisme des survivants pendant les
premières années après la fin de la guerre, après la fin de leur
cauchemar"
* (G. Wellers, op. cit., 1983, p. 138-139). G. Wellers mettait donc
en cause les "survivants", tout en oubliant de rappeler sa propre
"estimation prudente" de 1973 (voy. note 15). En 1989, Y. Bauer
accuse les "official Polish propagandists" ; il dit que "some Poles
disseminate the wrong
figures [...] in order to create a national myth" ; il dénonce "the
Poles' concept of themselves as the crucified nation, the real
sufferers of Europe" ("Auschwitz and the Poles / Fighting the
distortions", The Jerusalem Post, 22 septembre 1989, p. 6). "The
figure propagated by the Communist regime was that 2,000,000 Jews
and 2,000,000 non-Jews, mainly Poles, were killed" (Ben Helfgott,
Chairman of Yad Vashem Charitable Trust, London, The Independent, 3
August 1990). The communists tried to "de-Judaize" Auschwitz [...],
said Lerman who is also a member of the International Council of the
State Museum of Auschwitz" ("The Polish communist's false Auschwitz
story", The Philadelphia Inquirer, 29 mars
1992, p. A1, 10). Luc Rosenzweig met en cause "la vulgate
national-communiste" ("Auschwitz, la Pologne et le génocide", Le
Monde, 27 janvier 1995, p. 1).
28. Voy. note 25. En outre, on remarquera, dans notre liste
récapitulative des diverses estimations, que les juifs eux-mêmes ont
souvent indiqué
pour le nombre de leurs coreligionnaires morts à Auschwitz des
chiffres supérieurs à celui de 1 500 000. Ils n'ont donc pas le
droit d'imputer leurs
propres exagérations à des non juifs.
29. "In memory of the millions of Jews martyrs and fighters
exterminated at the Auschwitz- Birkenau camp by the Hitlerian race
murderers,
1940-1945". Cette inscription figurait sur un monument bâti, d'après
J.-C. Pressac, durant l'hiver 1963-1964 et plus tard (?) supprimé
[subsequently removed] (J.-C. Pressac, Auschwitz : Technique and
Operation of the Gas Chambers, New York, Beate Klarsfeld Foundation,
1989, p. 262-263).
30. "I feel reasonably secure in placing the total in the range
100,000-150,000, probably closer to the former [...]. The number of
Jewish dead of
natural causes at Auschwitz seems less than 100,000" (Arthur R.
Butz's review of Why Did the Heavens not Darken ? The "Final
Solution" in
History, by Arno J. Mayer, The Journal of Historical Review, Fall
1989, p. 369-370 ; voy. aussi "Some Thoughts on Pressac's Opus / A
Response
to a Major Critique of Holocaust Revisionism", Ibidem, May/June
1993, p. 26). * En anglais : "Four million people suffered and died
here at the
hands of the Nazi murderers between the years 1940 and 1945" ; En
allemand : "Martyrer- und Todesort von 4 Millionen Opfern ermordet
von nazistischen Völkermordern, 1940-1945". * "Now that it has been
understood how difficult this problem is and having recovered the
lucidity of the judgment, one avoids putting forward figures but it
is known that 4,000,000 persons deceased in Auschwitz is an
exaggerated figure, due to the traumatism, to the natural,
inevitable shock which dominated the psychism of the survivors
during the first years after the war, after the end of their
nightmare." |